Peut-on vraiment attraper froid ? Explications.

Vérifié le 18/01/2024 par Alexane Flament, Rédactrice
Peut-on vraiment attraper froid ? Explications.

« Peut-on vraiment attraper froid ? »

Si beaucoup pensait que le fait d’attraper froid n’était qu’une croyance populaire, une nouvelle étude américaine vient prouver qu’il existe bien un lien entre les températures basses et la prévalence des infections des voies respiratoires.

Explications.

Attraper froid, c’est possible ?

Jusqu’à présent, on pensait que les infections respiratoires étaient plus nombreuses en hiver en raison des rassemblements en intérieur plus fréquents et de la résistance des virus face aux températures froides.

C’est vrai mais outre ces facteurs, il existe bien un lien entre « variation saisonnière » et « prévalence des infections des voies respiratoires supérieures ».

C’est ce qu’ont prouvé des chercheurs américains lors d’une étude menée par Mansoor Amiji, professeur à l’université Northeastern.

Lors d’une précédente étude, en 2018, le chercheur avait déjà découvert que les cellules du nez libéraient des vésicules extracellulaires pour attaquer les bactéries au moment de leur entrée.

Dans une nouvelle étude, le chercheur et son équipe se sont alors demandé si la réponse des vésicules extracellulaires pouvait être affectée par les températures.

L’exposition au froid altère l’immunité antivirale nasale

D’après les résultats publiés le 5 novembre 2022 dans the Journal of Allergy and Clinical Immunology, l’exposition au froid altère bien l’immunité antivirale nasale.

Pour parvenir à ce constat, les chercheurs ont utilisé de la muqueuse nasale de bénévoles ainsi que des substances représentant des infections virales.

Les muqueuses nasales ont été divisées en deux groupes : un premier avec des cellules cultivées en laboratoire à 37 °C (la température corporelle « normale » quand l’air est à 23 °C), et un second avec des cellules cultivées à 32 °C (pour correspondre à la température du nez lorsque le thermomètre extérieur tombe à 4 °C).

Résultat ? Dans des conditions de température corporelle habituelle, les vésicules extracellulaires arrivaient bien à combattre les virus.

En revanche, avec une température réduite, les vésicules extracellulaires étaient produites en plus petit nombre et se sont révélées moins efficaces contre les virus testés (deux rhinovirus et un coronavirus autre que le SARS-CoV-2).